Psychanalyse, littérature et écriture (Paris déc 2002)

Séminaire organisé par la Société de Psyhanalyse Freudienne

Freud situait les poètes et romanciers en place de maîtres, « à nous hommes ordinaires » Il a reconnu dans les écrivains les précurseurs de la psychanalyse en situant la fiction littéraire comme une anticipation de la découverte de l'hypothèse de l'inconscient.
De cet usage de la lettre et du jeu avec la langue, Freud précise que l'écrivain apprend « par le dedans de lui-même » saisi par un savoir insu qui soutient son style dans sa quête de vérité. De ce legs, entre savoir et vérité, Lacan proposera une question psychanalytique en nous invitant à nous éprouver à la lecture d'un texte et nous laisser enseigner, par son effet, quant à notre propre subjectivité. Si Marguerite Duras s'avérait savoir sans lui ce qu'il enseignait, de sa lecture de Joyce, il nous proposera ce qu'elle lui a permis d'élaborer quant à la psychose et la création.