Colloque
"L'a politique du désir"

1er et 2 Juin 2013

Maison de l’Argentine – Cité Universitaire
27 A Boulevard Jourdan, 75014 Paris

Dans le climat politique actuel, où le gouvernement traite l'Alzheimer à coup de Médiator, confie l'autisme aux neuro-cognitivistes et instaure la contrainte biochimique en ambulatoire, comment se situent les associations lacaniennes membres de Convergencia, sur ces questions politiques?

Comment et en quoi, le discours analytique leur paraît-il ou non, politique ? Comment conçoivent-elles l'incidence politique de leurs orientations cliniques, de leurs options théoriques ? La conçoivent-elle ? Estiment-elles nécessaire un statut de la psychanalyse?

Estiment-elles qu'un diplôme universitaire soit nécessaire à sa pratique ?

Comment la question politique s'est-elle posée, lors de leur fondation, au cours de leur histoire ou à l'occasion de leur dissolution, de leur scission ?

Et puisque dans le discours analytique, le savoir tient la place de la vérité, la question de la lisibilité de la structure des discours politiques, dans les effets de langage qu'on nous sert, est-elle ou non, dans l'ordre de leurs préoccupations ? Comment conçoivent-elles, si elles en conçoivent, les analogies de structure et les homologies de fonction, dans l'art de ces deux pratiques, qui relèvent des sciences dites humaines et dont Freud dit leur acte intenable ?

Comment conçoivent-elles la visée de la cure ? Comment conçoivent-elles la visée de la politique ? Y entendent-elles une levée de la méprise du sujet supposé savoir ? En attendent-elles la destitution de tout Autre, qu'on voudrait faire consister dans un ordre de discours ?

L'idée serait que les intervenants rapportent les modalités propres à leurs associations sur ces questions, au-delà de leur point de vue, qui n'en sera pas moins singulier, puisque l'on ne saurait croire à un discours institutionnel.

DISPOSITIF DU COLLOQUE

Chaque texte était mis sur le site de Convergencia et su la page de Convergencia du CLF, dans sa version originale et dans les traductions reçues.
Lors du colloque, en présence de la personne désignée par son association ou de son auteur, le texte était discuté par deux membres d’associations différentes (de deux continents), durant environ 10/15 minutes, puis suivront 10 minutes de discussion  avec la salle.
Cet emploi du temps serré s’impose compte tenu du temps des traductions consécutives, espagnol/portugais/français simultanément.

Vous retrouverez tous les textes discutés lors de colloque sur le site du comité de liaison français :

http://www.convergenciaclf.org/collo_juin_2013.htm